| Recommandations
du groupe de travail : résumé
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Remarque : ce résumé reprend toutes les
recommandations finales du Groupe de réforme à
soumettre à l'Assemblée générale
de Barcelone (juillet 2001). L'historique ainsi qu'une version
plus approfondie de ces 55 Recommandations est disponible
dans le rapport intitulé : Rapport du groupe de travail
sur la réforme de l'ICOM (ICOM-RTF) : " des outils
pour rénover l'Organisation ". Il s'agit une analyse
sur l'ensemble de l'Organisation qui a été
distribuée au Conseil exécutif et aux membres
du Comité consultatif en mai-juin 2000. Cette étude
complète est disponible (en anglais) à l'adresse
www.icom.org/rtf3.html
pour tout membre de l'ICOM.
A
propos des (II) VALEURS DE l'ICOM, le Groupe de travail
RECOMMANDE :
R1
: Que l'ICOM adopte une Déclaration de valeurs pour
l'organisation, ainsi qu'énoncé dans ce Rapport
:
L'ICOM
AGIT SELON CES VALEURS FONDAMENTALES [ version révisée,
Mai 2001]
-
engagement en faveur de la conservation, de la préservation,
de la continuité, et de la communication au public
du patrimoine tangible et intangible.
-
reconnaissance de la créativité de l'humanité
dans toutes ses manifestations et de sa valeur à
tous les niveaux de la société dans l'interprétation
du passé, du présent et d'envisager l'avenir.
-
reconnaissance de la diversité intellectuelle,
culturelle et sociale et respect des différences
comme moteurs de l'harmonie sociale et d'une meilleure
compréhension des différentes cultures.
-
développement professionnel, formation, mécénat,
échange de savoir-faire et aide mutuelle au sein
des réseaux de professionnels de musée.
-
conduite professionnelle et respect et promotion du code
de déontologie professionnelle de l'ICOM.
-
soutien à la coopération dans le domaine
du travail des musées et des initiatives dans le
domaine patrimonial en encourageant particulièrement
celles qui sont multilingues, interdisciplinaires, pluri-dimensionnelles
et interculturelles et qui favorisent une dynamique entre
les peuples, les pays et les régions disparates.
-
éducation de la communauté et diffusion
des compétences pour un renforcement des capacités
qui s'adapte à un développement durable
et à la variabilité des besoins socioculturels.
-
publication et diffusion de documents d'information pour
soutenir les objectifs de l'ICOM.
-
caractère démocratique de l'ICOM qui se
définit également comme organisme pourvoyeur
de services.
-
prise de position à l'égard des problèmes
de la société civile en ce qui concerne
les changements sociaux et participation active aux débats
concernant l'art, la culture et le patrimoine dans la
mesure où ils affectent le travail des musées
et les professionnels de musée.
-
action commune avec des organisations partenaires et diffusion
du travail et des valeurs de l'ICOM au niveau international.
A
propos de la (III) MISSION DE L'ICOM, le Groupe de travail
RECOMMANDE :
R2
: Que l'ICOM adopte une Déclaration de valeurs pour
l'organisation, ainsi qu'énoncé dans ce Rapport
qui, si elle est acceptée doit être largement
utilisée y compris au début de toutes les
publications de l'ICOM :
MISSION
DE L'ICOM
L'ICOM est l'organisation internationale des musées
et des professionnels de musée qui s'engage à
préserver, à assurer la continuité,
et à communiquer la valeur du patrimoine culturel
et naturel mondial, actuel et futur, tangible et intangible.
En tant qu'organisation non gouvernementale à but
non lucratif, l'ICOM établit des normes professionnelles
et déontologiques à l'intention des musées,
promeut la formation, fait progresser les connaissances,
résout les problèmes et sensibilise le public
à travers des réseaux mondiaux spécialisés
et ses programmes d'échanges.
A
propos des (IV) DOCUMENTS FONDAMENTAUX de l'ICOM, le Groupe
de travail RECOMMANDE :
R3
: Qu'une clarification et une meilleure compréhension
des buts, valeurs, compétences et possibilités
opérationnelles de l'ICOM deviennent un objectif
organisationnel dans la publication et l'utilisation de
ses documents fondamentaux.
R4
: Qu'il soit reconnu que beaucoup d'améliorations
qui conféreraient au fonctionnement de l'ICOM une
souplesse et une efficacité optimales, peuvent être
apportées dans le cadre des actuels règlements
et Statuts, et qu'il est possible de procéder au
changement organisationnel immédiatement, même
au prix de modifications statutaires minimales.
R5
: Qu'un effort coordonné soit entrepris pour effectuer
une ré-écriture et une simplification des
Statuts de l'ICOM (processus à réaliser entre
2001 et 2004 afin que la nouvelle version soit adoptée
à Séoul en 2004.)
R6
: Que, pareillement, les documents relatifs aux Modèles
de règlements et au Code de déontologie professionnelle
soient remaniés, republiés et rediffusés
dans les Nouvelles de l'ICOM et ailleurs, afin de
mieux informer sur leur contenu et sur leur grande utilité
dans la vie de l'ICOM.
A
propos des (V) MEMBRES, le Groupe de travail RECOMMANDE
:
R7
: [Concernant la promotion de l'existence et de la valeur
de l'ICOM] Que les Comités nationaux soient encouragés
à accroître et à diffuser les connaissances
enrichissantes pour les membres de l'ICOM de chaque pays
- et ce au niveau intra-national -, parallèlement
aux efforts constants pour enrichir les avantages et services
accessibles au niveau international grāce à l'existence
et au fonctionnement de l'ICOM.
R8
: [Concernant les avantages aux membres] Que le Secrétariat
explore les nouveaux types d'avantages offerts aux professionnels
de musée par le biais de certains musées (ou
associations nationales de musées) ayant conclu des
arrangements de parrainage avec des entreprises.
R9 : [Concernant les membres institutionnels] Que
les réseaux de compétences, l'échange
de connaissances, les publications et les moyens d'enrichissement
international soient plus largement présentés
aux institutions comme une importante ressource offerte
- de multiples manières - par l'ICOM à ses
membres.
R10 : [Concernant les membres institutionnels] Que
des niveaux d'adhésion multiples (au moins trois
de préférence aux deux déjà
existants) soit mis en place pour étendre l'éventail
des membres institutionnels - pour les pays en développement,
moyennant un coût financier bien inférieur
à celui exigé jusqu'à présent.
R11 : [Concernant les membres d'honneur] Qu'à
l'avenir, toute recommandation faite pour cette catégorie
(avec informations détaillées sur le candidat)
requiert l'approbation des membres d'au moins trois Comités
nationaux, afin de garantir que cette reconnaissance vient
en contrepartie d'un service rendu au niveau international,
et non d'un seul pays.
R12
: [Concernant les questions déontologiques liées
au statut de membre de l'ICOM] Que des actions et déclarations
plus explicites viennent protéger l'identité
professionnelle et l'intégrité déontologique
de l'ICOM, et ce afin de prévenir tout usage impropre
de son nom dans la présentation de sites Web commerciaux
ou dans la promotion commerciale de services et produits
liés au musées. (Par exemple, les déclarations
appelant à certains partenariats d'entreprise en
faveur de la cause des musées, doivent stipuler qu'il
n'est " pas possible d'utiliser l'identité (logo)
ni le statut de l'ICOM pour promouvoir des services ou produits
commerciaux en dehors de cette relation ".) [Cette proposition
a été intégrée par le Comité
pour la déontologie professionnelle dans le projet
révisé de Code, rédigé en 2001].
R13
: Qu'afin de s'adresser aux jeunes professionnels de musée
débutant leur carrière, une nouvelle catégorie
de Membres étudiants de l'ICOM soit mise en place
(sans droit de vote et ne pouvant pas être élu
une fonction au sein des organes de l'ICOM) qui serait laissée
à l'appréciation des Comités nationaux
en se basant sur des critères qui seront définis
par un Comité ad hoc.
R14
: Que l'ICOM encourage, pour les programmes et les activités
de ses comités, la mise en place d'un droit d'inscription
réduit pour les étudiants qui souhaitent participer
aux réunions, ateliers et conférences.
A
propos de la (VI) COMMUNICATIONS, le Groupe de travail RECOMMANDE
:
R15
: Que là où se dressent des obstacles à
la communication au sein de l'ICOM, ils soient surmontés
par des efforts pour mettre en place des outils plus simples
et conviviaux, pour favoriser un échange des informations
et (dans la mesure du possible) pour accroître la
communication.
R16
: Qu'une meilleure communication (particulièrement
en exploitant les médias électroniques) devienne
une priorité pour informer sur les avantages offerts
par l'ICOM à ses membres, ainsi que pour aider les
Services des membres et autre personnel à les fournir
avec plus d'efficacité. En particulier, il est souhaitable
de créer sur Internet une base de données
des membres de l'ICOM (ainsi que suggéré dans
le PLAN D'ACTION proposé pour la prochaine période
triennale). Partie
C du rapport complet.
R17
: Que des efforts soient déployés pour mieux
informer les membres de l'ICOM sur les programmes et manifestations,
afin qu'ils se sentent plus sollicités voire, dans
la mesure du possible, conviés à participer
aux activités planifiées par les comités
de l'ICOM dans les secteurs de travail muséal qui
les intéressent.
R18 : Que l'ICOM applique une vraie
stratégie de communication, en exploitant pleinement
le potentiel des moyens de communication électronique
pour réaliser ces objectifs : coordonner et diffuser
les connaissances DE et SUR l'ICOM, à l'INTÉRIEUR
et à l'EXTÉRIEUR de l'ICOM, tant POUR l'ICOM
que POUR LA COMMUNAUTÉ DANS SON ENSEMBLE.
R19
: Que, en corollaire de la recommandation (R18),
une meilleure Politique de la communication soit développée
au niveau de toute l'organisation, en prenant compte de
la nouvelle orientation nécessaire à une utilisation
proactive des communications électroniques. D'autre
part, cette politique doit établir des protocoles
garantissant la mise à jour et l'actualité
des informations, tant au niveau du Secrétariat que
des Comités, Organisations régionales ou Organisations
affiliées de l'ICOM qui possèdent un site
connecté au site Web central de l'ICOM.
R20
: Que l'ICOM produise une présentation générale
complète de ses publications et des options souhaitées
pour l'avenir, notamment par une note différenciée
(mentionnant objectifs, public ciblé et analyse des
coûts) pour chacun de ses principaux ouvrages périodiques.
Cette présentation examinera les relations avec les
publications partenaires (par exemple, celles de l'UNESCO
et d'autres organes), ainsi que les possibilités
de partenariat commercial ou de co-publication avec des
musées et des organisations paires.
A
propos du (VII) COMITÉ CONSULTATIF, le Groupe de
travail RECOMMANDE :
R21
: Que le Comité consultatif soit repositionné
comme le principal instrument de " brainstorming " et de
réflexion sur les parties officielles et le fonctionnement
de l'ICOM.
R22 : Qu'une description plus ciblée et proactive
du rôle et des compétences du Comité
consultatif se reflète à travers toute l'organisation,
ainsi que dans la Politique de communication et les actions
de l'ICOM [comme stipulé à la section (VI)
COMMUNICATION].
R23
: Que le rôle du Comité consultatif soit rendu
plus vivant (ainsi qu'envisagé à la recommandation
R21)
et soit mieux coordonné avec le travail du Conseil
exécutif, afin d'éviter une redondance dispendieuse
des efforts ou une confusion entre leurs principales tāches
respectives.
R24
: Que le Comité consultatif soit utilisé plus
activement comme comité permanent tout au long de
la période triennale, et non simplement lors de ses
sessions ordinaires annuelles. Dans cette perspective, il
serait souhaitable que le Comité consultatif forme,
pour chaque période triennale, son propre comité
permanent pour les programmes et activités de l'ICOM,
qui serait convoqué par le président du Comité
consultatif de l'ICOM (ou, éventuellement, par une
autre personne désignée, auquel cas le président
du Comité consultatif doit au moins être membre).
A
propos du (VIII) CONSEIL EXÉCUTIF, le Groupe de travail
RECOMMANDE :
R25
: Que le rôle et les principales tāches du Conseil
exécutif soient clairement redéfinis de manière
proactive, en soulignant son autorité pour ce qui
est des questions centrales - gestion, respect des valeurs
professionnelles, normes déontologiques, leadership
organisationnel et attention portée à l'avenir
l'ICOM. [Voir sept (7) qui suggère les tāches principales
du Conseil exécutif telles que proposées dans
le rapport complet, section VIII Conseil exécutif]
R26
: Qu'une définition recentrée et plus proactive
de la mission du Conseil exécutif se reflète
à travers toute l'organisation, ainsi que dans la
Politique de communication et les actions de l'ICOM [ainsi
que stipulé à la section (VI) COMMUNICATION,
rapport complet], et apparaisse clairement dans le plan
d'action stratégique de l'ICOM
R27
: Que le Conseil exécutif puisse, après examen,
et pour un meilleur fonctionnement du Comité consultatif
soit libéré des tāches redondantes qui seraient
mieux exécutées par d'autres moyens ou d'autres
parties de l'organisation.
R28
: Que l'effectif du Conseil exécutif soit officiellement
augmenté de dix (10) à seize (16) membres,
et que la liste provisoire des candidats à l'élection
du Conseil exécutif - telle que déterminée
par vote lors d'une réunion du Comité consultatif
avant l'Assemblée générale - passe
de vingt-trois (23) à trente (30) candidats. Et que
le quorum du Conseil exécutif soit proportionnellement
augmenté de sept (7) à dix (10) membres.
R29
: Que le Conseil exécutif autorise une révision
approfondie de son processus actuel d'élection. Que
les membres du Comité consultatif soit consultés
prioritairement mais également le Secrétariat
et le personnel au Secrétariat actuellement chargé
de la mise en uvre du processus d'élection.
R30:
Que la liste provisoire des candidats à l'élection
du Conseil exécutif (lors de l'Assemblée générale)
déterminée par le Comité consultatif
rassemble une diversité d'expériences, de
points de vue culturels, de compétences et de caractéristiques
permettant une direction efficace de l'ICOM. (Il est important
de lier cette Recommandation avec le point (R23),
dans la section (VII) relative au COMITÉ
CONSULTATIF et, en particulier, de noter les commentaires
qui suivent la recommandation (R24)
dans le Rapport complet, concernant les tāches centrales
et les compétences du Conseil exécutif.)
R31 : Que le Conseil exécutif établisse
une description de la structure et du profil des postes
de responsables et de membres ordinaires de l'ensemble du
Conseil. Qu'il y soit fait mention de la compétence
nécessaire afin que l'ICOM soit bien dirigé
et capable de prendre une position de leader sur toutes
les questions liées aux musées et au patrimoine
culturel et assurer la mise en uvre de sa politique, de
son programme et de son développement stratégique.
R32:
Que sur la base de la structure et du profil des postes
élaborés par le Conseil exécutif pour
diriger l'ICOM, le Conseil autorise le Comité consultatif
à créer un Comité de nomination pilote
pour la période de 2001-2004 - indépendamment
de tout engagement actuel des membres du Conseil - afin
d'examiner comment mettre efficacement en place une liste
de trente (30) candidats pour l'élection du Conseil
exécutif à Séoul en 2004. Si ce Comité
pilote s'avère être un succès, il pourrait
être instauré de façon régulière
dans l'avenir. Dans le cadre de son travail, ce Comité
pilote devra initier une révision approfondie du
processus d'élection au sein de l'ICOM.
R33
: Qu'afin d'éviter tout conflit d'intérêt,
aucune personne qui aura été membre du Comité
pilote de nomination durant la période 2001-2004
ne pourra être candidat au Conseil exécutif
qui sera élu lors de l'Assemblée générale
à Séoul en 2004.
R34:
Que le Comité de nomination accepte les nominations
de toute personne éligible et ne détermine
pas lui-même qui le Comité consultatif désignera
en tant que candidat sur la liste des 30 personnes qui sera
soumise à l'Assemblée générale.
Cependant, le Comité de nomination pourra rendre
compte lorsque le Comité consultatif déterminera
par vote la liste des 30 candidats soumise à l'Assemblée
générale (sans faire référence
de façon spécifique à une personne
précise) et suggérer qu'une meilleure répartition
des candidats soit respectée.
R35
: Que le Conseil exécutif, parallèlement aux
processus recommandés pour améliorer le fonctionnement
du Comité consultatif [voir la recommandation (R24)
et les commentaires annexes], réexamine ses propres
activités, ainsi que ses modes de réunion,
de compte-rendu et de communication avec les autres parties
de l'ICOM, et ce afin de rationaliser les rôles et
procédures, d'éviter les redondances et d'optimiser
les tāches clés qu'il accomplit au nom de l'ICOM.
A
propos des (IX) COMITÉS NATIONAUX, le Groupe de travail
RECOMMANDE :
R36
: Que les Comités nationaux soient bien plus qu'un
système de recrutement et de vérification
destiné à recueillir les adhésions
à l'ICOM. Ils doivent être un moyen de rechercher
et d'interconnecter les compétences aux niveaux local
et international ; ils doivent mieux contribuer à
porter au niveau national les questions internationales
concernant les musées ; et, via ces réseaux,
ils doivent contribuer à informer les gouvernements
locaux et nationaux sur les questions de portée internationale
concernant les musées. [Voir aussi la recommandation
(R7)
de la section (V) MEMBRES DE L'ICOM.]
R37
: Que pour les frais d'adhésion à l'ICOM collectés
via les Comités nationaux - actuellement différenciés
en deux niveaux et basés sur les statistiques de
la Banque mondiale et sur le PIB -, il soit adopté
un troisième niveau afin d'offrir un système
plus équitable aux pays situés entre " développés
" et " en voie de développement ".
R38
: Que, par une continuelle mise à jour des données
comparatives, des mesures soient prises pour assurer que
les cotisations à l'ICOM assumées par les
membres des pays en développement ne les obligent
pas, à cause d'une inflation interne et des fluctuations
monétaires internationales, à supporter une
charge financière démesurément lourde
par rapport aux nations développées.
R39 : Que soit communiquée directement aux
bureaux et aux membres des Comités nationaux cette
récente décision du Conseil exécutif
(95e Session, Madrid, décembre 1999) : l'ICOM doit
annuler les limites appliquées à la majoration
des cotisations que les Comités nationaux peuvent
exiger des membres (ce qui supprimerait l'ancien plafond
de 10 % appliqué à ces majorations). Ainsi,
les décisions concernant les coûts supplémentaires
pour prestation de services pourraient être prises,
au niveau local, par les Comités nationaux eux-mêmes
via leurs bureaux exécutifs.
R40
: Que l'ICOM réaffirme que, sous son identité,
les Comités nationaux doivent s'efforcer de travailler
de manière aussi productive que possible avec les
associations nationales de musées dans les nombreux
pays où elles existent, afin d'établir des
partenariats fructueux et d'éviter une redondance
des activités.
R41 : Qu'un groupe de réforme
sur les Comités nationaux, sur leurs membres, sur
les niveaux de cotisations par pays, sur le coût des
services offerts aux membres et sur les relations avec les
associations nationales de musées, soit établi
via le Comité consultatif et composé en
majorité de membres issus des Comités
nationaux eux-mêmes, (mais aussi de présidents
des Organisations régionales, des Organisations affiliées,
des Comités internationaux et de membres du Conseil
exécutif). Sa mission serait multiple : examiner
(et rendre compte à l'ICOM) les données comparatives
sur les différents contextes nationaux ; solliciter
les conseils du Secrétariat concernant les adhésions
et autres questions relatives aux Comités nationaux
; analyser le triple rôle potentiel des Comités
nationaux :
(a) contribuer au développement des musées
dans les pays concernés en assurant que le personnel
peut accéder aux réseaux internationaux de
compétences de l'ICOM ;
(b) assurer que les questions de portée internationale
relatives aux musées et au patrimoine culturel peuvent
être communiquées via des réseaux dans
les pays concernés et que les conseils appropriés
sont dûment transmis aux structures locales et nationales
et répercutés aux gouvernements ; et
(c) établir, d'une part, des données internationales
comparatives sur les changements qui affectent le financement
et le soutien national des musées et, d'autre part,
des directives pour la coopération avec, le cas échéant,
les associations nationales de musées - là
où ces associations n'existent pas encore, promouvoir
leur établissement.
A
propos des (X) COMITES INTERNATIONAUX, le Groupe de travail
RECOMMANDE :
R42
: Qu'il ne soit possible d'être membre à part
entière que d'UN Comité international - avec
droit de voter et de remplir un mandat dans ce comité
- et que la clause autorisant à être membre
(sans droit de vote) de deux autres comités (conformément
à la résolution prise par le Conseil exécutif
lors de sa 73e session en juin 1991) soit supprimée.
R43
: Que tous les Comité internationaux s'emploient
à fournir des informations de base sur leurs programmes,
activités et publications par des moyens simples
(électroniquement, par exemple) à tous les
membres intéressés de l'ICOM, et ce moyennant
un minimum de coût ou de dérangement administratif
pour le comité. En rapport avec cette recommandation,
il est convenu que des frais supplémentaires peuvent
être exigés des non-membres d'un comité
qui désirent recevoir des publications ou autres
services conçus avant tout pour les membres - toutefois,
les comités sont encouragés à diffuser
leurs connaissances et les résultats de leurs activités
aussi largement que possible auprès des autres parties
de l'ICOM, et ce sachant qu'ils seront remboursés
des dépenses encourues.
En conséquence, il est en outre RECOMMANDÉ,
comme orientation pour l'ICOM :
R44 : Que, en reconnaissant que tous les Comités
internationaux doivent donner priorité à leurs
membres pour bien fonctionner, il faut cependant encourager
la participation constructive des membres d'autres parties
de l'ICOM aux activités et aux réunions des
Comités internationaux (selon les modalités
administratives jugées nécessaires par le
Comité international concerné). Cela ne pourrait
que favoriser la construction de relations entre multi-spécialistes
et l'enrichissement des connaissances sur les questions
affectant les musées et le patrimoine culturel aujourd'hui.
R45
: Qu'un groupe de réforme sur les Comités
internationaux - composé essentiellement de membres
du Comité consultatif (avec une petite représentation
du Conseil exécutif) et de présidents des
Comités internationaux (composé également
de représentants de Comités nationaux et d'
Organisations affiliées) - soit établi pour
examiner les Comités internationaux de l'ICOM. Sa
tāche consisterait à examiner le travail des Comités
internationaux, à analyser et à comparer le
fonctionnement de ces Comités (programmes, difficultés
organisationnelles et besoins), afin de les remodeler (taille
optimale, relations mutuelles et, dans certains pays, avec
les Comités nationaux). L'approche adoptée
devra rester analytique, sans coercition aucune, seulement
soucieuse d'aboutir à des recommandations - qui feraient
l'objet d'une présentation organisationnelle communiquée
au Comité consultatif et au Conseil exécutif.
Proposition
de formation d'un nouveau Comité international :
conditions recommandées
R46 : Que le Conseil exécutif évalue
toute proposition de formation d'un nouveau Comité
international de l'ICOM à la lumière des critères
suivants : nécessité professionnelle clairement
définie au sein de la communauté muséale
pour la mise en place de procédures interactives
et d'aide mutuelle fonctionnant dans l'ensemble de l'ICOM
et, capacités et ressources organisationnelles de
l'ICOM pour faciliter cette interactivité entre ses
différentes structures tout en conservant l'efficacité
et la rentabilité de toute l'organisation. La création
définitive de nouveaux Comités internationaux
ne devrait être acceptée qu' après une
période d'essai de trois an. Le fonctionnement des
Comités internationaux devrait être ré-étudié
régulièrement sur les même critères.
A
propos des (XI) ORGANISATIONS RÉGIONALES, le Groupe
de travail RECOMMANDE :
R47
: Qu'un groupe de réforme sur les activités
et les responsabilités régionales de l'ICOM
soit établi via le Comité consultatif. Il
se composerait de membres désignés selon une
répartition précise par le Conseil exécutif
(de façon sélective), des Organisations régionales,
des Comités nationaux et internationaux et des Organisations
affiliées, en choisissant les personnes ayant les
compétences nécessaires en ce qui concerne
les activités régionales de l'ICOM, leurs
besoins et leur potentiel. Pour réaliser sa tāche,
le groupe de réforme devrait se référer
aux commentaires proposés la section du rapport complet
ICOM-RTF qui traite des Organisations régionales,
collecter d'autres données et faire des suggestions
au Comité consultatif et au Conseil exécutif
pour déterminer les priorités futures de l'ICOM
en matière de programmes régionaux et d'activités
régionales.
A
propos des (XII) ORGANISATIONS AFFILIÉES, le Groupe
de travail RECOMMANDE :
R48
: Que soient plus précisément et clairement
décrits le potentiel et les fonctions des Organisations
affiliées par rapport aux autres parties de l'ICOM.
Pour ce qui est des deux larges groupes existant au sein
de ces organisations, qu'ils soient considérés
par les groupes de travail concernés (a) avec les
Comités internationaux [voir la recommandation
(R45)
et le commentaire annexe dans le texte principal] et (b)
avec les Organisations régionales [voir la
recommandation (R47)
et les commentaires annexes dans le texte principal].
A
propos des (XIII) QUESTIONS FINANCIČRES, le Groupe de travail
RECOMMANDE :
R49
: Que soit établi un Comité permanent sur
les Finances et ressources de l'ICOM mieux adapté
aux actuels défis de l'organisation (taille et complexité
de gestion) - au lieu qu'un seul Trésorier honoraire
issu des rangs du Conseil exécutif soit chargé
d'assurer toute la supervision des finances de l'ICOM, en
coopération avec le Secrétaire général
et au nom du Conseil exécutif. Ce nouveau comité
(durée de vie fixe et mandat triennal), fonctionnerait
parallèlement au Comité pour la déontologie.
Sa compétence s'étendrait aux ressources
financières, humaines et techniques de l'ICOM en
général, et non plus sur une seule année
fiscale. Composé, bien entendu, du Trésorier,
du Président et du Secrétaire général
de l'ICOM, ce comité pourrait également, si
nécessaire, rechercher des compétences en
dehors du Conseil exécutif - dans les rangs de l'ICOM
en général, mais aussi auprès du Comité
consultatif.
R50
: Que l'ICOM étudie comment différencier certaines
de ses aides financières selon des priorités,
afin de soutenir les nouvelles réalisations et prestations
en fonction de ses programmes, activités et objectifs
(ainsi que décrits dans les plans d'action) sur une
période triennale donnée.
A
propos des (XIV) QUESTIONS JURIDIQUES ET STATUTAIRES, le
Groupe de travail RECOMMANDE :
R51
: Que, les mesures suivantes concernant la position du Conseil
exécutif et du Secrétaire général
soient adoptées, afin de former un organe exécutif
plus fort au sein du Conseil qui aidera à la prise
de décision et à la direction entre les réunions
du Conseil (en principe deux réunions par an): (a)
restauration d'un " Bureau " du Conseil exécutif,
composé des postes de responsables du Conseil exécutif,
du président du Comité consultatif, et du
" Secrétaire général " (ex-officio)
R52
: Que soit établi un Comité permanent sur
les Affaires juridiques et la propriété
de l'ICOM, afin d'accorder l'attention qui convient aux
questions juridiques de plus en plus complexes résultant
des responsabilités de gestion de l'ICOM même,
mais aussi des problèmes affectant aujourd'hui les
professionnels de musée et le patrimoine culturel
en général. Ce nouveau comité (durée
de vie fixe et mandat triennal), fonctionnerait parallèlement
au Comité pour la déontologie et au
Comité (proposé) sur les Finances et les
ressources de l'ICOM [voir la recommandation (R49)].
Agissant au nom de l'ICOM, il poursuivrait certains objectifs
concernant les intérêts juridiques et la propriété
(notamment intellectuelle) en général, et
s'occuperait des questions juridiques importantes de portée
internationale qui se posent aux musées, ce qui permettrait
à l'ICOM à la fois d'être mieux informé,
d'agir en toute connaissance de cause et, dans certains
cas, d'adopter une position ferme. Composé de membres
du Conseil exécutif, ce comité pourrait également,
si nécessaire, rechercher des compétences,
en dehors du Conseil exécutif - dans les rangs de
l'ICOM en général, mais aussi auprès
du Comité consultatif.
R53
: Que, dans le cadre d'une révision (forme et contenu)
des Statuts de l'ICOM [ainsi que proposé à
la recommandation (R5)]
et pour améliorer le fonctionnement de l'ICOM, soient
envisagés les changements suivants :
-
Une simplification du cadre constitutionnel afin de mettre
en valeur la mission, les valeurs et les objectifs de
l'ICOM, suivie d'une réorganisation claire qui
autorise légalement l'ICOM à réaliser
ses principaux objectifs.
-
La mise en place de mesures plus souples et coordonnées
permettant d'exécuter des actions via les instruments
que constituent le Conseil exécutif et le Comité
consultatif ; ces possibilités doivent se distinguer
nettement - même si elles s'y rattachent en dernier
ressort - du cadre constitutionnel qui assied l'existence
légale et officielle de l'ICOM.
-
La régulation des prises de décision par
réexamen annuel en séance plénière
: une révision triennale par l'Assemblée
générale de l'évolution de l'ICOM
en tant qu'Organisation.
A
propos des (XV) QUESTIONS DÉONTOLOGIQUES, le Groupe
de travail RECOMMANDE :
R54
: Que le Comité pour la déontologie de l'ICOM
ayant pris acte des observations faites à la section
XV (QUESTIONS DÉONTOLOGIQUES) et ayant déjà
pris en considération dans la révision du
Code les changements qui s'opèrent au sein de la
profession muséal (travail présenté
à l'Assemblée générale de l'ICOM
en 2001, à Barcelone)-reflète cette prise
en compte dans une nouvelle rédaction simplifiée
et publication du Code durant la période triennale
2001-2004. Dans le même temps, l'ICOM devra promouvoir
plus largement le Code et le travail du Comité pour
la déontologie auprès du public.
A
propos des (XVI) AUTRES QUESTIONS ET TÂCHES, le Groupe
de travail RECOMMANDE :
R55
: Que, au regard de ce qui a été accompli
et présenté ici, l'ensemble du travail du
groupe de réforme soit revu. Si ce travail est approuvé
dans son ensemble, il est recommandé que l'Assemblée
et le nouveau Conseil exécutif, crée un groupe
réduit de travail (regroupant des membres du Conseil
exécutif et du Comité consultatif) afin de
transformer le travail du groupe et les recommandations
en un plan de restructuration et de développement
de l'ICOM. Le groupe de réforme devra être
reconstitué pour la période 2001-2004 (avec
de nouveaux membres mais également en assurant une
continuité du groupe sortant).
Ce nouveau groupe s'appellera le groupe de travail
sur le développement de l'ICOM (ICOM-DTF).
Son travail consistera à prendre largement en compte
les conseils extérieurs et faire en sorte qu'à
l'avenir le travail de l'ICOM soit plus actif. Cela en étroite
collaboration et concertation avec le Conseil exécutif
et le Comité consultatif. Ce groupe présentera
un rapport de son travail et de ses recommandations à
l'Assemblée générale de Séoul
en 2004.
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