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Reconnaissant
que la question du patrimoine culturel transcende
les frontières,
Constatant
que le pillage des biens culturels est un phénomène
mondialement répandu,
Estimant
que les trafics illicites de biens culturels constituent
un crime contre le patrimoine de l’humanité,
Conscients
que la douane, dans le domaine de compétence
de chaque administration nationale, doit apporter
une contribution importante à la lutte contre
les trafics illicites de biens culturels,
Conscients
que le rôle de l’ICOM est essentiel dans
la protection du patrimoine,
Estimant
que seule une coopération renforcée
entre les autorités chargées de la protection
du patrimoine culturel et les autorités douanières
tant au niveau international que régional et
national permettra d’accroître l’efficacité
des contrôles douaniers,
Estimant
également que cette coopération
présentera des avantages pour toutes les parties
intéressées à la lutte contre
les trafics illicites de biens culturels,
L’ORGANISATION
MONDIALE DES DOUANES (autrement désignée
dans les textes officiels sous le nom de Conseil de
coopération douanière) ET LE CONSEIL
INTERNATIONAL DES MUSEES sont convenus de ce qui
suit :
1°) Afin
de renforcer la coopération entre les deux
Organisations dans la lutte contre les trafics illicites
de biens culturels, le Secrétariat de l’OMD
et le Secrétariat de l’ICOM se communiqueront
toutes les informations générales
qui sont d’intérêt commun;
2°) Les
deux Secrétariats s’inviteront mutuellement,
en tant qu’observateurs, aux réunions qu’ils
organisent et qui présentent un intérêt
commun dans le domaine de la lutte contre les
trafics illicites de biens culturels;
3°) En
vue de lutter contre le trafic illicite de biens
culturels, les deux Secrétariats élaboreront
ensemble et mettront en oeuvre, chacun dans son
domaine de compétence, les moyens d’améliorer
la coopération et l’échange d’information
entre les autorités douanières et
les autorités membres de l’ICOM, et ce en
vue d’accroître l’efficacité des analyses
de fraude et des profils de fraude établis
à l’intention des services douaniers;
4°) Le
Secrétariat de l’ICOM fournira au Secrétariat
de l’OMD les informations qui pourraient être
utiles pour mieux faire comprendre aux services
douaniers l’importance des problèmes liés
au trafic illicite de biens culturels;
5°) Le
Secrétariat de l’OMD fournira au Secrétariat
de l’ICOM les informations destinées à
mieux faire comprendre aux autorités et professionnels
chargés de la protection du patrimoine les
tâches qui incombent aux autorités
douanières ainsi que les problèmes
qu’elles rencontrent;
6°) Les
deux Secrétariats élaboreront en commun,
et en collaboration avec l’UNESCO, des publications
destinées à sensibiliser et informer
les services en charge de la lutte contre les trafics
illicites de biens culturels;
7°) L’ICOM
collaborera, dans la limite de ses moyens, aux opérations
de formation concernant les biens culturels, organisées
par le Secrétariat de l’OMD, et destinées
aux agents des douanes chargés de la lutte
contre la fraude et travaillera de façon
étroite avec le Secrétariat de l’OMD
afin que les professionnels de musées puissent
apporter leurs connaissances et leurs expériences
aux services douaniers chargés de ce type
de trafic;
8°) Les
deux Secrétariats se communiqueront leur
programme d’activité dans le domaine de la
formation relative aux trafics illicites de biens
culturels et, dans la mesure de l’intérêt
rencontré, feront leur possible pour que
les problèmes douaniers soient abordés
dans le cadre d’ateliers organisés en collaboration
avec l’ICOM, et que les problèmes rencontrés
par les professionnels de musée et les membres
de l’ICOM soient abordés dans la formation
des douaniers. Dans la limite des moyens disponibles,
les Secrétariats feront leur possible pour
que des formateurs de l’un des Secrétariats
(ou leur représentant) participent aux opérations
de formation de l’autre.
Fait
à Bruxelles, le 25 janvier 2000
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Le
Secrétaire général de
l’ICOM,
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Le
Secrétaire général de
l’OMD
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