| Journée
Internationale des Musées |
|
 |
2000
"Les musées pour une vie de paix et d'harmonie
dans la société"
|
|
|
Le
thème de cette année, "Les musées
pour une vie de paix et d'harmonie dans la société",
s'est fait l'écho de la décision des Nations Unies
de proclamer l'an 2000 "Année internationale de la
culture de la paix". Cette année, le premier numéro
des Nouvelles de l'ICOM était consacré au rôle joué
par les musées pour créer et encourager la culture
de la paix, thème dont beaucoup de musées se sont
inspirés pour célébrer cette journée.
|
La
culture de la non-violence
De
nombreux musées ont basé leurs activités sur le thème de
la paix.
Au Mexique, une série d'ateliers et d'activités
ont mis en avant l'importance des musées en tant que forums
pour une culture de la non-violence, et un atelier, intitulé
"Imaginer sa vie sans violence", a été conçu pour enfants.
En Afrique du Sud, le Center for Conservation
Education (CCE) a accueilli une exposition interactive,
"Enfants, biens meubles et camps", qui montrait en quoi
la guerre des Boers (1899-1902) avait influé sur la vie
des habitants d'Afrique du Sud. Cette exposition, où les
conditions de vie de l'époque étaient reconstituées, a conduit
à des débats sur le thème de la réconciliation. Madame Sigi
Howers, du CCE, a déclaré : "Quand l'ignorance cèdera le
pas à la compréhension, et la suspicion, à la solidarité,
alors seulement, les individus venus de tous les horizons
de la société pourront avoir le sentiment de partager la
même histoire. Tel est l'objectif que nous voulons atteindre."
Sur ce même thème,
la National Gallery of Australia [Galérie nationale
de l'Australie], à Canberra, a célébré la Journée
internationale des musées par un séminaire portant sur le
processus de réconciliation avec les aborigènes, "Musées
et réconciliation", et a monté une exposition d'art aborigène.
Interprétant le thème de façon plus large,
les sept cents musées allemands qui participaient
ont adopté comme intitulé "Les musées, lieux de compréhension
dans la société moderne" : des initiatives menées conjointement
par de grands et de petits musées témoignaient aussi de
la diversité des travaux, ainsi que de la multiplicité des
sujets abordés.
Aux Etats-Unis, le Museum of Texas Tech University
[Musée de l'université de technologie du Texas] a proposé
toute une gamme d'activités allant des exposés sur la tradition
du calumet de la paix à la fabrication de "bâtons d'amitié"
par les enfants.
En Italie, une exposition sur le racisme de
1911 à 1945 a été programmée pour la Journée internationale
des musées, et une fresque, réalisée par les enfants sur
leur vision de l'avenir, a été dévoilée.
De nombreux musées ont également profité de cette journée
pour inciter les visiteurs à signer le Manifeste 2000, rédigé
par l'UNESCO : à travers ce geste, chacun s'engage personnellement
au quotidien à agir en respectant des valeurs telle que
la justice, la non-violence et la tolérance (voir Nouvelles
de l'ICOM 1/2000). L'objectif du Manifeste 2000 était de
présenter 100 millions de signatures à l'Assemblée générale
des Nations Unies en septembre 2000, et de nombreux musées
en Italie, en Guinée, au Swaziland, en Belgique, au Portugal,
en Espagne, et aux quatre coins du globe ont apporté leur
généreuse contribution.
Des
musées qui s'ouvrent
Les
musées du monde entier ont contribué à faire de la Journée
internationale des Musées 2000 un moment de plaisir, doublé
d'une réussite.
A Singapour, une foire-expo sur les musées
s'est tenue dans un centre commercial pour présenter les
différents musées du pays, et susciter l'intérêt de l'ensemble
du public. Des activités pour les enfants ont également
été aménagées, entre autres : séances de maquillage de théâtre,
fabrication de bijoux en pâtes, et jeux villageois.
Au Pérou, un programme établi en coordination
avec les musées de tout le pays s'est déroulé au cours du
mois de mai, comprenant l'inauguration de nouvelles expositions
et d'un nouveau musée d'archéologie à Huaytará, un cycle
de conférences sur le thème "Pour une culture de la paix
et du progrès", et une campagne pour adopter un arbre, intitulée
"L'arbre de mon musée".
ICOM-Sri Lanka a entrepris des activités dans
les zones rurales, et organisé un concours d'affiches et
de dessins, dont les gagnants ont vu leurs œuvres exposées.
La République tchèque a apporté son soutien
actif à cette journée, avec une grande affiche en couleurs,
un créneau d'une demi-heure à la radio pour ICOM-République
tchèque, ainsi que la couverture de ses activités par la
télévision.
Sensibilisation
et étude
Le Brésil a orchestré une semaine d'activités
centrées sur l'avenir des musées dans la société contemporaine,
ainsi que des recherches sur le conte et la mémoire.
Le Portugal a mis l'accent sur le patrimoine
industriel et écologique afin d'attirer l'attention des
habitants sur leur patrimoine local et la nécessité de défendre
la diversité culturelle, et
ICOM-Madagascar a inauguré le musée d'Androna,
consacré à la diversité des identités culturelles de la
région. Dans le cadre du musée de Marrakech,
au Maroc, des groupes de travail ont rédigé
un document de dix pages, proposant des conseils pour servir
les intérêts des musées marocains.
ICOM-Costa Rica et ICOM-Bulgarie
ont tenu des conférences sur des sujets touchant de près
la communauté muséale de leurs régions. Tandis que la journée
a été signalée par des affiches et des autocollants percutants,
le
Centre de documentation des musées de Croatie
a exposé les affiches de la Journée internationale des musées
de ces vingt dernières années, et montré en quoi cette journée
a été une source d'inspiration au fil des ans. Et
ICOM-Azerbaïdjan a envoyé ses meilleures
salutations à tous les participants de la Journée internationale
des musées 2000 !
|
|